LOSC.fr revient sur la séance communautaire qui, cet après-midi, a fait passer le dossier Grand Stade à la vitesse supérieure. En février dernier, 82,04% des élus votaient en faveur du projet EIFFAGE. Historique. Aujourd'hui, 66,86% des élus se sont exprimés pour que Martine Aubry puisse signer effectivement le contrat de PPP. Le début des travaux est attendu pour le premier semestre 2009. Images et réactions des élus sur LOSC TV, demain vendredi et interview exclusive de Frédéric Thiriez, Président de la LFP, dès lundi.
C'est parti
C'est fait : c'est à 17 heures 50 que les élus communautaires ont autorisé Martine Aubry, Présidente de LMCU, en ce jeudi 25 septembre, à signer le contrat de Partenariat Public Privé qui conditionne la réalisation du Grand Stade de Lille. Après une séance passionnante, aussi éclairante sur les positions de chacun qu'enthousiasmante quant à la mobilisation des élus, c'est donc le nouveau feu vert tant attendu pour l'avenir dans ce dossier tellement structurant pour l'eurométropole. Bien que technique sur le fond, cette étape est tout aussi importante que le vote du 1er février dernier, quand 82,04% des élus avaient entériné le classement qui plaçait en tête le projet EIFFAGE. Aujourd'hui, 66,86% ont acté la transformation de l'offre du candidat EIFFAGE en contrat de PPP. De prime abord moins spectaculaire (et de fait, le sujet a moins fait parler de lui médiatiquement), cette étape n'en reste pas moins essentielle : elle marque en effet la fin de la phase politique du dossier. Désormais, l'enceinte multifonctionnelle de 50 000 places entre dans un cycle administratif (enquête publique, permis de construire) qui débouchera ensuite sur le coup d'envoi des travaux. Premier semestre 2009 sont attendues les grues et pelleteuses sur le site de la Borne de l'Espoir.
Dès 14 heures 45...
En début d'après-midi, après avoir passé la parole à Michèle Demessine (la Vice-présidente aux sports en charge du dossier Grand Stade est revenue sur la délégation régionale qui s'est rendue aux J.O. de Pékin, saluant aux passages les médaillés olympiques métropolitains), Martine Aubry a solennellement repris la parole pour aborder tout de suite... Le Grand Stade. La Présidente de LMCU, après avoir rappelé les résultats du vote du 1er février, a souligné l'importance à ses yeux de garder la bonne allure dans l'avancée du Grand Stade. Par ailleurs, Martine Aubry, décidée, a rappelé sa motivation dans le dossier en question. Martine Aubry a ensuite passé la parole à Dominique Baert, Président de la commission chargée de réfléchir (entre autres et comme convenu) à tout ce qui pouvait alléger la facture communautaire. Un travail rigoureux de plusieurs mois particulièrement complexe, ponctué par 5 réunions officielles où ont été abordé les travaux d'accessibilité, les relations entre le LOSC et la Métropole, les relations avec les communes (entre autres)... De fait, Dominique Baert a balayé avec beaucoup de précision l'ensemble des options envisagées, débattues, discutées, évoquées pour faire avancer les choses dans le sens des économies (pour information, comme le rappelait Martine Aubry, la commission en question était composée d'élus représentants les équilibres du vote de février). Dominique Baert a conclut en confirmant ceci : primo, que les lignes de fond du dossier ont évolué depuis février. Deuxio, qu'aujourd'hui le budget est mieux équilibré entre fonds privé et public. Tertio, que le Grand Stade coûtera finalement moins à LMCU, tout en étant taillé désormais pour lui rapporter plus. Un équipement moins onéreux garanti par des "planchers", un intéressement financier plus dynamique... Pour Dominique Baert, l'avis est donc favorable. Pour simple exemple, la part de LMCU, initialement calée sur 14,2 millions annuels, est passée à 9,7 millions environ (Cf plus bas).
Outil de rayonnement
Dans la foulée, Martine Aubry a détaillé par le menu les montages financiers entre LMCU, EIFFAGE, LOSC Lille Métropole, les jeux de subventions, les redistributions de taxes foncières, taxes sur les spectacles, conservation par LMCU du naming de l'enceinte (le détail de ces points sera apporté dans le prochain LOSC Insider du 25 octobre)... « Dans ce contrat, tout le monde doit se sentir gagnant », a insisté Martine Aubry qui expliquait par ailleurs en préambule que oui, le montage financier est solide et oui, après expertises et contre-expertises, le stade vaut bien son prix (Cf LOSC Insider du 24 avril 2008 "la vérité des chiffres", dans les archives de LOSC.fr). « Le coût du Grand Stade réduit, un intéressement satisfaisant pour chacun (...) Nous sommes vraiment dans une relation gagnant-gagnant, a assuré Martine Aubry. Vous savez, j'ai rencontré beaucoup de responsables sportifs, et pas que dans le football. Notre Grand Stade est considéré comme un second Stade de France (...) Pour tout le monde, c'est un outil de rayonnement extraordinaire pour la métropole. Vraiment, je vous le dis, j'ai eu comme tout le monde des hésitations, mais je suis convaincue aujourd'hui (...) En termes de rayonnement et d'attractivité, je le dis du fond du c½ur, ce sera un outil formidable et remarquable, pour le LOSC comme pour le territoire. » C'est confirmé, en termes de taxes sur le spectacle, billetterie, naming, le Club de Michel Seydoux a fait des efforts supplémentaires, salués du reste par la Présidente de LMCU et d'autres élus. Si l'aide de l'Etat doit encore être précisée officiellement, Martine Aubry se montre confiante, notamment en raison de la candidature probable de la France pour l'Euro 2016 (candidature pour laquelle le Grand Stade de Lille est prioritaire), et des soutiens gouvernementaux déjà affichés (Jean-Louis Borloo, Roselyne Bachelot pour ne citer qu'eux...)
A 17 heures 50
Brillante, Martine Aubry n'a pas ménagé, bien plus d'une heure durant, son énergie pour dresser la panorama le plus complet possible des enjeux pour le territoire, et son rayonnement. Les 5 délibérations sur l'enceinte multifonctionnelle ont ensuite été rappelées, juste avant la diffusion sur écran géant du clip de promotion "made in EIFFAGE" du Grand Stade (que vous pouvez consulter sur LOSC TV). A 16 heures 15 ont alors débuté les débats. Passionnants, étayés, raisonnés. En un mot, démocratiques. Après les prises de paroles des quelques élus souhaitant faire entendre leurs hésitations, désaccords sur tel ou tel point ou clause du dossier (même si tous reconnaissent l'importance d'une enceinte ambitieuse sur le territoire) et celles, bien sûr, des élus communautaires emballés par le projet et ses perspectives, le moment des votes est arrivé. A 17 heures 50. Dans une salle des Conseils où flottait - c'était palpable - le parfum enivrant des instants politiques majeurs, les élus ont attrapé leur boîtier électronique, après un ultime plaidoyer de la Présidente de LMCU. Et chacun a assumé ses ambitions et convictions. 1 pour oui, 2 pour abstention, 3 pour non, 4 pour ne prend pas part au vote. Aux 5 délibérations finalement votées en une seule fois, 66, 86 % des élus ont voté OUI (169 votants). Michel Seydoux vient de se déclarer très ému au micro de LOSC TV. On le serait à moins. C'était il y a quelques minutes, et déjà, le LOSC vient de faire un pas très concret dans le futur. Désormais, la phase du tangible est enclenchée. L'histoire s'est jouée cet après-midi.
Dès demain, retrouvez sur LOSC TV les réactions des principaux acteurs du dossier et lundi, l'interview de Frédéric Thiriez, Président de la LFP.