Avant d'en terminer avec les déplacements de cette saison 2008-2009, le LOSC doit rallier un dernier port d'attache : celui du Havre, à l'occasion de la 37e et avant dernière journée de Ligue 1. Un voyage lors duquel les Dogues entrevoient toujours la possibilité de se rapprocher d'une place qualificative pour l'Europa League, Toulouse ne pointant qu'à deux petites unités devant. A Deschaseaux, l'antre des Normands, près de 400 fidèles du club nordiste soutiennent les leurs. De bon augure ? C'est en tous cas ce qu'espère Rudi Garcia, dont la composition d'équipe présente quelques chambardements : Béria occupe un flanc gauche orphelin d'Emerson et Tafforeau blessés. Quant à Obraniak, il est préféré à Bastos.
Il faut simplement comprendre que le LOSC domine outrageusement dans la possession du ballon.
Alors que tous les matchs se déroulent en simultanée sur tous les terrains de France, les Lillois gardent un ½il avisé sur les matchs des autres prétendants à l'Europe. Pour autant, retour sur Le Havre où il faut clairement attendre le terme du premier quart d'heure pour entrevoir une approche des cages de Revault. C'est Hazard qui s'illustre par un tir lointain facilement capté (17'). Il faut simplement comprendre que le LOSC domine outrageusement dans la possession du ballon. Et qu'en face, ça fait de la résistance. Ça n'empêche pas Vittek d'utiliser une position préférentielle pour envoyer un tir dangereux mais non cadré (22'). Signe de la bonne entame collective lilloise, les Normands se procurent leur première véritable incartade par l'intermédiaire d'un coup franc trop enlevé de Lesage (28').
Rennes et Toulouse mènent, plaçant le LOSC à la septième position au classement.
Passée une demi-heure de jeu dominée mais stérile, Balmont manque l'ouverture du score d'un rien (34'). Seul face à Revault, alors que l'ensemble des acteurs stoppent leur action après le levé de drapeau de l'arbitre de touche, mais l'arbitre central n'ayant pas suivi son assesseur, l'action se poursuit : le milieu de terrain lillois obtient une offrande de Béria au point de penalty, tire et voit le portier havrais vigilant se coucher parfaitement,. Derrière, c'est Vittek, lancé, qui observe son shoot piqué frôler le poteau gauche de Revault (40'). On s'achemine tranquillement vers la fin de la première période et les mauvaises nouvelles affluent : Rennes et Toulouse mènent, plaçant le LOSC à la septième position au classement. Bref, il reste 45 minutes aux Dogues pour améliorer la situation...
Les hommes de Rudi Garcia souffrent mais ne baissent pas la tête et continuent leur forcing.
Ce sont malgré tout les Normands qui reprennent les débats par le bon bout. Butelle doit s'employer sur un coup franc axial de Diallo pour maintenir les Lillois la tête hors de l'eau (49'). Les Dogues se rebiffent sur un corner d'Obraniak que Debuchy frise de la tête (57'). Les Normands appuient leurs tentatives. Kana Biyik lance parfaitement Diallo qui met Butelle à contribution (60'). Les hommes de Rudi Garcia souffrent mais ne baissent pas la tête et continuent leur forcing. Le coach nordiste va alors réaliser un remplacement de choix.
Le Brésilien réalise un chef d'½uvre dont lui seul a le secret : dos au but, il contrôle de la poitrine et enchaîne une reprise de volée qui gicle.
Il décide de faire entrer l'artilleur lillois en jeu, meilleur buteur et meilleur passeur du LOSC, Michel Bastos. Quelques minutes plus tard, le Brésilien réalise un chef d'½uvre dont lui seul a le secret : dos au but, il contrôle de la poitrine et enchaîne une reprise de volée qui gicle dans les cages havraises (0-1, 67'). Voilà qui change tout ! Non seulement, le LOSC reprend deux points précieux dans la course à l'Europe, mais cela galvanise les Dogues
dans un match jusqu'ici un peu insipide. Cabaye fait d'ailleurs briller Revault sur une échappée excentrée côté droit. La main ferme du portier ne permet pas aux Nordistes de doubler la mise (71'). Pas de quoi refroidir de courageux Havrais, à l'image de la frappe de Davidas fuyant le cadre (77'). Les minutes qui suivent ne permettent pas aux Lillois de se rassurer. Le Havre pousse. Ce n'est heureusement pas assez tranchant pour être vraiment inquiétant. Frau se procure alors la dernière occasion, après un rush percutant d'Hazard sur l'aile gauche : l'attaquant lillois ajuste mal sa reprise (90').
Le LOSC entretient le rêve de décrocher une place européenne. Il reste aux partenaires de Rio Mavuba de disputer une finale la semaine prochaine à domicile face à Nancy et d'attendre les résultats de Paris, Toulouse et Rennes.
